
On croit que l’autocritique nous pousse à progresser. En vrai, elle a un coût bien réel : tu n’oses plus proposer tes idées, de peur qu’on les trouve pas assez bonnes. Tu repousses un projet qui te tient à cœur, parce que tu te sens « pas encore prête ». Tu acceptes moins les compliments qu’on te fait, en les minimisant aussitôt. Tu te compares sans arrêt, et tu finis toujours perdante dans la comparaison.
Un mail relu dix fois avant de l’envoyer. Une victoire qu’on minimise , « c’était pas si difficile ». Une erreur qui tourne en boucle, des jours après, alors que personne d’autre n’y pense plus.
À force, cette fatigue-là use. On avance moins, on ose moins, on profite moins , même de ce qu’on a réussi.
Et cette voix, souvent, n’est même pas vraiment la tienne. Elle vient de quelque part, une attente, une remarque, un modèle qu’on a intériorisé sans le choisir.
Se parler autrement, ce n’est pas se mentir, ou se dire que tout est parfait. C’est arrêter de se juger plus durement qu’on jugerait quelqu’un qu’on aime.
En séance, on peut explorer d’où vient cette voix, et apprendre à la faire taire un peu pour retrouver une relation plus douce avec toi-même, et oser à nouveau.
Envie d’en reparler ensemble ?
